Rock & Ciné
Cette semaine à Amiens était organisé le festival Rock & Ciné, dont les manifestations mêlaient ces deux branches artistiques : concerts, expo, projections de films, etc.
Plusieurs évènements se tenaient à la Lune des Pirates, ZE salle de concert indépendante amiénoise, qui accueille d'habitude de très bons concerts.
Lundi, par exemple, il y avait une rencontre intitulée "La naissance du rock". Au programme : écoute de CD, de vinyles d'époque, et démonstration à la guitare, le tout entrecoupé de speechs du monsieur responsable de tout ça.
Nous étions donc une trentaine de personnes regroupées au bar de la salle de concert, sur des fauteuils sympa, avec un verre de punch offert par la maison.
Tout se passait bien, c'était super intéressant.
Mais même dans une assemblée si peu nombreuse, il y a toujours un élément perturbateur... Un gars, pas méchant, mais soit alcoolo, soit frappé, soit les deux.
Ca a démarré doucement par quelques réflexions, ici ou là. Un peu lourd, mais bon, pas méchant. D'autant que quelques autres personnes se permettaient aussi de parler avec le "conférencier", pour des échanges intéressants.
Puis il a poursuivi par une réflexion pas forcément idiote :
"La musique, et le jazz en particulier, c'est un éternel recommencement : le futur s'inspire du passé, le passé s'inspire du futur. Je veux dire, Charlie Parker et moi qui fait du free jazz, c'est pareil."
Les connaisseurs apprécieront la comparaison... Un peu alambiquée comme phrase, mais au moins c'était en rapport avec la musique. Parce qu'après, ça se gâte.
Le monsieur laissait quelquefois des blancs entre ses changements de disques ou d'instruments. Et à chaque fois, Jean (le psychopathe philosophe) trouvait le moyen de dire quelque chose.
A un moment, il lance, en levant la main, comme à l'école : "J'ai quelque chose à dire". Le public, mi-énervé mi-amusé, s'attend au pire.
"Il me semble que l'histoire est déshéritée par la névrose, non ?"
-silence général-
Et il ajoute, comme pour se rattraper "Mais bon, l'histoire est supérieure à la névrose, quand même".
Ah ben oui, tout de suite ça va mieux...
"Euh, merci Jean, on va passer à la suite".
La fois d'après, ça a été :
"Mais là, on est où entre sculpture, crise de nerfs et épopée ?"
Réactions diverses :
- fort agacement
- rires francs
- regards dans le vide
- désolement
- etc.
Bon, autant dire qu'après ça, on a tous lâché les réflexions de Jean.
Bref, avec tout ça (et un bon manque d'organisation), l'organisateur n'a pas pu aller au bout de son exposé, faute de temps. Dommage, parce que c'était bien sympa.
Jeudi, concert d'un petit groupe local, The Nightingales, à l'Australian Bar.
Quatre gars apparemment bien jeunes, mais qui maîtrisent de nombreuses reprises de rock, dont beaucoup de standards du rockabilly. Super efficace, bonne ambiance, un chanteur très talenteux. C'est malin, maintenant j'ai les doigts qui me démangent !
Et pour finir la semaine, projection vendredi du rockumentaire-culte This is Spinal Tap, à la médiathèque municipale.
C'est un documentaire sur un faux groupe de heavy metal, regroupant tous les clichés du genre : cheveux longs, cuir et clous, logo du groupe en caractères gothiques, popularité très variable, magouilles du business, duo de leaders talentueux et complémentaires mais rivaux (ça me rappelle quelque chose ça), femme d'un des deux qui fout le bordel dans le groupe (tiens, ça aussi...), plans foireux, etc.
A voir absolument par tout fan de rock !
Alors, qui a dit qu'il ne se passe rien dans la vie culturelle d'Amiens ?
En ce moment j'écoute : Carl Perkins - Blue Suede Shoes
Plusieurs évènements se tenaient à la Lune des Pirates, ZE salle de concert indépendante amiénoise, qui accueille d'habitude de très bons concerts.
Lundi, par exemple, il y avait une rencontre intitulée "La naissance du rock". Au programme : écoute de CD, de vinyles d'époque, et démonstration à la guitare, le tout entrecoupé de speechs du monsieur responsable de tout ça.
Nous étions donc une trentaine de personnes regroupées au bar de la salle de concert, sur des fauteuils sympa, avec un verre de punch offert par la maison.
Tout se passait bien, c'était super intéressant.
Mais même dans une assemblée si peu nombreuse, il y a toujours un élément perturbateur... Un gars, pas méchant, mais soit alcoolo, soit frappé, soit les deux.
Ca a démarré doucement par quelques réflexions, ici ou là. Un peu lourd, mais bon, pas méchant. D'autant que quelques autres personnes se permettaient aussi de parler avec le "conférencier", pour des échanges intéressants.
Puis il a poursuivi par une réflexion pas forcément idiote :
"La musique, et le jazz en particulier, c'est un éternel recommencement : le futur s'inspire du passé, le passé s'inspire du futur. Je veux dire, Charlie Parker et moi qui fait du free jazz, c'est pareil."
Les connaisseurs apprécieront la comparaison... Un peu alambiquée comme phrase, mais au moins c'était en rapport avec la musique. Parce qu'après, ça se gâte.
Le monsieur laissait quelquefois des blancs entre ses changements de disques ou d'instruments. Et à chaque fois, Jean (le psychopathe philosophe) trouvait le moyen de dire quelque chose.
A un moment, il lance, en levant la main, comme à l'école : "J'ai quelque chose à dire". Le public, mi-énervé mi-amusé, s'attend au pire.
"Il me semble que l'histoire est déshéritée par la névrose, non ?"
-silence général-
Et il ajoute, comme pour se rattraper "Mais bon, l'histoire est supérieure à la névrose, quand même".
Ah ben oui, tout de suite ça va mieux...
"Euh, merci Jean, on va passer à la suite".
La fois d'après, ça a été :
"Mais là, on est où entre sculpture, crise de nerfs et épopée ?"
Réactions diverses :
- fort agacement
- rires francs
- regards dans le vide
- désolement
- etc.
Bon, autant dire qu'après ça, on a tous lâché les réflexions de Jean.
Bref, avec tout ça (et un bon manque d'organisation), l'organisateur n'a pas pu aller au bout de son exposé, faute de temps. Dommage, parce que c'était bien sympa.
Jeudi, concert d'un petit groupe local, The Nightingales, à l'Australian Bar.
Quatre gars apparemment bien jeunes, mais qui maîtrisent de nombreuses reprises de rock, dont beaucoup de standards du rockabilly. Super efficace, bonne ambiance, un chanteur très talenteux. C'est malin, maintenant j'ai les doigts qui me démangent !
Et pour finir la semaine, projection vendredi du rockumentaire-culte This is Spinal Tap, à la médiathèque municipale.
C'est un documentaire sur un faux groupe de heavy metal, regroupant tous les clichés du genre : cheveux longs, cuir et clous, logo du groupe en caractères gothiques, popularité très variable, magouilles du business, duo de leaders talentueux et complémentaires mais rivaux (ça me rappelle quelque chose ça), femme d'un des deux qui fout le bordel dans le groupe (tiens, ça aussi...), plans foireux, etc.
A voir absolument par tout fan de rock !
Alors, qui a dit qu'il ne se passe rien dans la vie culturelle d'Amiens ?
En ce moment j'écoute : Carl Perkins - Blue Suede Shoes

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