Rémi, entre
Québec et Picardie

vendredi, juin 23, 2006

Faites

En ce début d'été au temps capricieux, tantôt joyeux, tantôt pluvieux, il est d'usage de fêter. Pour ça, les occasions ne manquent pas en ce moment.

J'attendais la 25e édition de la Fête de la Musique comme tous les 21 juin, jour le plus long de l'année. Depuis 10-15 ans maintenant, je ne rate pas cet évènement, comme spectateur ou musicien, comme ça a pu m'arriver à quelques reprises sur les dernières années.
Cette fois-ci, je ne jouais pas avec mon groupe (ça sera pour un peu plus tard cet été), et on en a donc profité pour se balader.

Ce soir-là, j'aime bien écouter les différents groupes qu'on peut rencontrer au hasard des rues. Ce que j'aime surtout, c'est la diversité de styles proposés. Cette année, on a ainsi pu goûter à une chorale gospel, un sound-system techno, un chanteur seul à la guitare, un duo de violons, et différents groupes de rock, blues, musique celtique ou metal.

Par contre, et contrairement aux années précédentes, je ne me suis réellement enthousiasmé pour aucun des groupes que j'ai pu voir, à part peut-être pour la chorale gospel, de très bonne qualité mais pas dans les conditions idéales (en extérieur et devant composer avec une grosse sono techno pas loin).

Mais ce n'est pas grave : l'important est l'esprit dans lequel se déroule cette fête, où les amateurs comme les confirmés peuvent se faire entendre. L'intention est là, l'aspect festif aussi, c'est le principal.

A propos d'aspect festif, c'est la Saint-Jean demain 24 juin, la fête "nationale" québécoise. Je mets des guillemets, parce que le Québec n'est pas un pays (en tous cas pas encore), et que j'aime bien titiller mes cousins québécois avec ça ;-)
Célébrant à l'origine le solstice d'été, puis Saint-Jean-Baptiste (le saint-patron du Québec), c'est également la plus grande beuverie généralisée à laquelle j'ai eu l'occasion d'assister l'an dernier. A Québec, tout le monde se réunit en ville et sur les Plaines d'Abraham, équipé des accessoires indispensables à cette soirée : drapeau québécois et pack de bières.
Un petit aperçu de l'édition de l'année dernière par ici.

Pour les quelques Québécois qui traineraient par là, et qui accorderaient un peu d'importance à la religion (ou à l'histoire, c'est selon), sachez que le crâne de Saint-Jean-Baptiste est conservé à la cathédrale d'Amiens. Donc si vous voulez faire un petit pélerinage, vous savez ce qu'il vous reste à faire !


Et comme c'est la Coupe du Monde de football en ce moment, n'oublions pas notre chère (dans tous les sens du terme) Equipe de France qui joue sa qualification ce soir contre le Togo.
On va profiter de l'écran géant installé au centre-ville pour essayer de vivre quelques bons moments avec nos compatriotes ! Je ne ressens pas vraiment d'engouement populaire (et pour cause), mais j'aimerais bien retrouver un peu de la ferveur passée.

En tous cas, bonne Saint-Jean, et allez les Bleus !




En ce moment j'écoute : Les Colocs

jeudi, juin 15, 2006

Cars

La semaine dernière, je me baladais sur le site web de la FNAC, et je vois un message dans la section du magasin d'Amiens. Ca disait en substance : "Avant-première du film Cars au cinéma Gaumont d'Amiens, invitations à retirer, réservé aux adhérents."

Ca tombe bien, je suis adhérent ! Et 2 places gratuites pour un film qui nous intéressait de toutes façons, pour une projection 2 jours avant la sortie nationale, ça ne se refuse pas.

Impression générale : j'ai bien aimé. Pourtant, même si j'apprécie les films d'animations, je n'en suis pas forcément fan à chaque fois.
Ici, je dois dire que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film, et surtout dans l'histoire. Et pour cause : j'ai trouvé qu'au début, ça avait un peu de mal à démarrer, et que les gars de chez Pixar ont voulu faire une petite démonstration technique, histoire de bien impressionner tout le monde d'entrée.
Heureusement, le scénario et l'humour reprennent le dessus par la suite, mais sans abandonner l'aspect technique.

Parce que vraiment, c'est beau. Au niveau technique et esthétique, j'ai l'impression que Pixar s'améliore à chaque film, et on est surpris par certaines images qui peuvent paraître réelles.
Il y a notamment un travail énorme réalisé au niveau de la lumière, des textures, des reflets, des revêtements...

Il y a également plein de petits clins d'oeil intéressants. On remarquera l'évident "Lightyear" (référence à Buzz l'Eclair de Toy Story, qui se dit Lightyear en anglais) qui remplace la vraie marque "Goodyear" sur les pneus des voitures de course. Mais il y a aussi quelques apparitions-surprises, et d'autres détails à surveiller (voir ici, attention spoiler).

La musique est également très présente, et vraiment adéquate. Le film se déroulant sur la fameuse Route 66 qui relie Chicago à Los Angeles, les morceaux sont choisis en conséquences : Chuck Berry, Sheryl Crow, Hank Williams, etc.

Un dernier mot : si vous allez voir ce film, restez jusqu'à la toute fin du générique, ça peut valloir le coup...


En ce moment j'écoute : Guns 'N' Roses - Sweet Child O' Mine

lundi, juin 12, 2006

L'ami financier

Y a pas à dire, il y a des gens qui méritent l'honneur d'un post. Il faut que je vous dise : j'ai un collègue bizarre.
Enfin, "collègue", façon de parler. On est dans le même bâtiment, mais on fait partie de services différents : il est aux finances, statistiques et contrôle de gestion (donc déjà il part mal), et moi à l'informatique (le premier qui dit que ce n'est pas mieux...).
Et j'ai le malheur d'occuper le bureau juste en face du sien.

Portrait du gars : grand, mince, moche, dégarni à lunettes, dans la trentaine. Uniforme quotidien : jeans/t-shirt (moche aussi)/chaussures décontractées. Parfois un blouson avec un très seyant rajout jaune fluo à bandes réfléchissantes, quand il vient en moto (eh oui, monsieur est motard -soupir- ).
Maniéré plutôt qu'efféminé, il ponctue une phrase sur deux par un "comment dirais-je ?" très prononcé et à vrai dire assez agaçant.

Chez lui, tout est à heures fixes, à 5 minutes près : arrivée, départ, pause-repas et pause-café. Pauses-café qui durent en général une demi-heure, occupé qu'il doit être à papoter avec ses collègues féminines.

Voici ses derniers faits d'armes :

  • Il me demande plusieurs fois par semaine si je ne vais pas manger le midi, alors que oui je mange le midi, mais pas forcément à la même heure que lui (quoi, pas d'heure fixe, quelle est cette hérésie ?!).

  • Il regarde des courriels "rigolos" qu'on lui envoie, à base de bandes dessinées coquines et d'images de femmes à, euh, forte poitrine.

  • Il chante "il court il court le furet" quand un collègue passe un peu vite dans le couloir.

  • Il pratique lui-même la course inter-bureaux, joliment saupoudrée de gracieux sauts de cabri.

  • Il parle comme un curé quand il est au téléphone (ce ton déprimant qui n'en finit pas de descendre à la fin de chaque phrase).

  • Il appelle son chef "chef", avec lequel il s'engueule à longueur de journée.

  • Il fait des vagues avec ses mains (vous savez, ce mouvement hérité du breakdance des années 80, consistant à joindre ses deux mains et les faire onduler) pour s'échauffer avant de taper au clavier.

  • Il ne peut pas s'empêcher de faire claquer la porte des toilettes (elles aussi situées juste en face de mon bureau...) à chaque fois qu'il y va.

  • Il prononce "e-mail" en disant "imaille" (oui, comme la moutarde).

  • Il me demande si je n'ai pas trop froid dans mon bureau, parce que la lumière n'est pas allumée (?!).

Oui, le monde du travail est impitoyable.
Peut-être qu'un jour je parlerai de mon chef...


En ce moment j'écoute : Johnny Cash

mercredi, juin 07, 2006

Week-end de gala

Etant en plein tour de France, Akelia et monsieur ont fait une étape chez nous, à Amiens, de jeudi à samedi dernier.
Après la région Rhône-Alpes, le Massif Central, la côte Atlantique, la Bretagne et la Normandie, notre belle ville d'Amiens pourrait paraître un peu en deça des destinations précédemment citées. Mais ça, c'est ce que disent les gens qui ne sont jamais venus !

Et nos deux Québécois en vadrouille ont apparement bien apprécié. En vrac : la ville, la cathédrale, un resto à base de pommes de terre (pardon, de patates, spécialité de la région), le quartier Saint-Leu... Et aussi le repos et le fait de dormir dans notre appartement, petit mais confortable, contrairement au camping de leurs nuits précédentes !

Court mais agréable séjour, en tous cas pour nous, et pour eux aussi je crois. L'accent québécois m'a un peu chatouillé les oreilles et fait remonter certaines impressions. C'est là que je me rends compte que le Québec a laissé une trace indélébile en moi, et que mon escapade là-bas a été une étape importante.
Nostalgique, peut-être un peu, pendant un court moment. En manque, non, en tous cas pas encore !

On les a juste abandonnés une soirée, le temps de répondre à l'appel de mon institut de formation d'Amiens, l'IUP MIAGE, qui tenait son gala vendredi soir. Organisé par l'association des étudiants, c'était l'occasion de revoir celles et ceux avec qui j'ai passé 2 ans d'études et de bons moments.
Même si ce n'est plus vraiment comme avant (normal, le boulot, la vie, tout ça, blabla), ça m'a quand même fait du bien : il y a encore des gens qui savent se faire apprécier... Et puis, se faire reconnaître après un an et demi d'absence par certaines personnes que je connaissais peu, se faire demander des conseils par des étudiants qui veulent vivre la même expérience que moi au Québec, et finalement faire la bise à la directrice, c'est plutôt agréable !

La journée de samedi a été plus terre-à-terre, occupés que nous avons été à raccompagner Akelia et Mister à la gare, et surtout à récupérer la voiture envoyée à la fourrière, pour cause de stationnement gênant sur la place du marché...
Il nous a fallu au moins un dimanche complet de glandouille totale pour récupérer, et pour se préparer à la journée de lundi.

Anciennement férié, travaillé depuis 2 ans pour cause de solidarité aux personnes âgées, ce lundi de Pentecôte est depuis devenu une sorte de jour "plus ou moins férié" à la française. Concrètement, les gens doivent aller travailler d'un côté, mais de l'autre, les transports en commun sont en horaires réduits, les camions sont interdits sur les routes, les écoles sont fermées et les garderies aussi... Bref, un beau bordel, bien tricolore !
A rajouter à ça que beaucoup de monde pose des congés ou fait grève, et résultat : environ 60% des Français restent finalement chez eux cette fameuse journée... dont ma chérie et moi !

Par contre là, pas de paresse à la maison, mais journée magasins. C'était pour le bonne cause : compléter l'installation de l'appartement !


En ce moment j'écoute : Louis Bertignac - Since I've been loving you